Gens du voyage : quels enseignements ?

Le 15 septembre, 140 caravanes s'étaient installées illégalement sur le stade de foot, en forçant la barrière de grillage rue du stade. Les gens du voyage s'étaient branchés, tout aussi illégalement, sur les réseaux d'eau et d'électricité communaux.

Grâce à une forte mobilisation de la gendarmerie et une réactivité sans précédent de la préfecture, un arrêté d'expulsion avait été rapidement édicté pour que les contrevenants quittent les lieux au plus tard le 21 septembre.

 

Mais la municipalité d'Orry a estimé préférable de négocier avec eux, et les a autorisés à rester jusqu'à la fin du mois …moyennant la modique somme de 2000 €.

 

Bonne nouvelle : les caravanes sont enfin parties ce lundi 30 septembre, au grand soulagement des riverains incommodés par les nuisances sonores, les va-et-vient automobile permanents, les déjections sur le terrain communal adjacent... Soulagement aussi du côté du stade, où le club de foot a enfin pu retrouver ses conditions entraînements habituelles, et reprogrammer ses matchs à domicile. Heureusement, les terrains de foot n'ont dans l'ensemble pas trop souffert (a priori).

 

Les enseignements à tirer de cette affaire :

 

- Le maire et ses adjoints n'ont pas été à la hauteur, et n’ont pas pris en compte l’intérêt des Orrygeois. Ils ont pris des initiatives au mépris des actions légales initiées par les Gendarmes et les pouvoirs publics. Ils avaient d’abord annoncé avoir porté plainte, avant de négocier : quelle suite a été donnée à cette plainte ?

 

- Ils ont méprisé l’intérêt des riverains, des utilisateurs du stade, mais aussi de tous les contribuables orrygeois en imaginant que la somme négociée couvrirait l’ensemble des dommages et des consommations et des dépenses portées à la charge de la commune.

 

- Il serait souhaitable que la municipalité rende compte aux Orrygeois, en toute transparence, de toutes les dépenses induites par cette occupation illégale du terrain communal : eau, électricité, évacuation de toutes ordures, nettoyage des lieux, et temps de travail que les élus et les personnels communaux ont consacré à la gestion de cet évènement (plutôt qu’au service de la commune) ?

 

- Le maire et ses adjoints ont naïvement créé un précédent, sans prendre la mesure des risques de récidive auxquels ils ont exposé la commune. Il est donc impératif de prendre des mesures pour que cet événement ne se reproduise plus

 

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Commentaires: 3
  • #1

    Delangue Brigitte (samedi, 05 octobre 2019 17:02)

    la Chapelle le fait ils acceptent les gens du voyage moyennant un don au CCAS, résultat : pas de dégradation, remise en état du terrain et site laissé propre. Ce sont des humains avec des gosses qui ont le droit de vivre aussi. Un peu de modération et d'empathie vous ferait du bien les orrigeois.

  • #2

    Charmilles (samedi, 05 octobre 2019 22:07)

    Il n'y a pas de raison valable pour ces comportements. La communauté en fait déjà suffisamment pour eux et ça ne les empêche pas de se servir et de dégrader. S'il n'y a pas suffisamment sur l'air d'accueil, les excédentaires reprennent leur voyage un point c'est tout.

    Que ce soit des religieux ne leur donne pas d'excuses. Est-ce que c'est morale de prendre un terrain par effraction ? Quand ils imposent leur chants religieux, ce n'est du prosélytisme ? Les riverains n'ont pas à supporter ça.

    Il n'y a pas à s'apitoyer sur le cas des enfants. C'est leur parents qui ont choisi se mode de vie et ils n'en changerons pas. Ils ont eux même été élevé comme ça.

    Maintenant, il faut trouver une solution pour que ça ne se reproduise pas. Ce n'est pas deux bloques de pierres qui les empêcheront de revenir et de démonter la clôture.

  • #3

    Phs (dimanche, 06 octobre 2019 21:20)

    Cela ne les empêche pas de respecter la loi qui s’applique à tous ! Non aux occupations illégales.