Finances de la commune : comment en sommes-nous arrivés là ?

Dans le magazine L'Orrygeois du mois de novembre, Monsieur le Maire attaque frontalement notre association La Vie d'Orry, en nous reprochant d'avoir fait un recours sur le permis de construire qu'il a accordé au promoteur Flint après lui avoir vendu le terrain. Monsieur leMaire nous accuse de mettre en péril les finances de la commune, en l'empêchant de récupérer l'argent de la vente du terrain.

 

Devant ces accusations indignes, et non dénuées de calculs politiques, nous souhaitons rappeler quelques faits.

SUR LE RECOURS

SUR L'IMPACT FINANCIER

PRINCIPALES DÉPENSES DE LA COMMUNE

RAPPEL DU CONTEXTE

Il convient de rappeler que le recours porté par La Vie d’Orry concerne le projet de 62 logements des « Jardins d’Aumale », situés en face de l’école maternelle, alors que les 180 000 € d’intérêts évoqués dans le journal municipal « l’Orrygeois » concernent un prêt-relais associé au rachat de l’ex-terrain L’Oréal, situé derrière le stade. Il n’y a strictement aucun lien entre ces deux projets.

 

Le parc municipal des Pâturages (terrain ex-L'Oréal), d’une superficie de 10 hectares, avait été vendu à L’Oréal en 2003 (4,3 millions d’euros), en vue de l’implantation d’un centre de recherche, qui n’a jamais vu le jour. Ce terrain situé en bordure de la commune de La Chapelle, a été racheté à L’Oréal en 2013 (1,8 million d’euros) par la municipalité précédente, qui avait prévu de classer majoritairement cet espace en zone naturelle, et de financer intégralement ce rachat par la vente de 15 à 20% du terrain à des particuliers pour la construction de 21 à 28 pavillons. Un prêt relais de 1,8 millions d’euros a ainsi été contracté en 2013 pour racheter le terrain, le temps de vendre les 15 à 20% de surface destinés à son remboursement.

 

A son arrivée à la mairie, la nouvelle municipalité a cependant fait le choix de ne pas vendre les 15-20% de terrain qui devaient permettre le remboursement du prêt-relais, mais de conserver l’ensemble du terrain en zone naturelle. Cette décision l’a mise dans l’obligation de trouver 1,8 millions d’euros par ailleurs, pour pouvoir racheter le prêt-relais. Cette décision, purement politique, a complètement changé la donne pour les finances de la commune, qui s’est retrouvée endettée de ce fait de 1,8 million d’euros !

 

Cet endettement démesuré explique en grande partie toutes les augmentations qui ont été infligées aux Orrygeois depuis trois ans : impôts fonciers, activités périscolaires, cantine, par exemple, qui ont bien souvent été imputées aux baisses des dotations de l’État, à un nécessaire rééquilibrage des dépenses, voire de façon plus extraordinaire à l’amélioration du cadre de vie ou de la qualité des services, et parfois même à une gestion soi-disant laxiste de l’ancienne municipalité vis-à-vis de certains travaux de voirie. Cet endettement malheureux explique également la frénésie de la municipalité pour la braderie des biens communaux, compromettant l’avenir patrimonial de la commune.

 

Concernant le recours engagé par notre association, il a certes contrarié le calendrier de la municipalité, mais nous vivons jusqu’à preuve du contraire dans un État de Droit, qui autorise certains recours. 

 

Le Tribunal, qui a rejeté le recours formé par certains élus de l’opposition, a toutefois jugé pertinent d’instruire le nôtre, comme celui qu’avaient engagé les riverains. Dont acte ! Nous ne saurions être tenus responsables des délais habituels de traitement des dossiers par la Justice, et avec lesquels il est de la responsabilité des élus de composer. 

 

Si le retard pris sur le projet des « Jardins d’Aumale » occasionne certains frais pesant sur les finances de la commune, ils sont liés pour la plupart, comme expliqué plus haut, à un autre projet, et résultent principalement de décisions politiques malheureuses : remise en cause du financement qui était prévu pour le rachat du terrain L’Oréal, choix de prolonger le prêt relais malgré les incertitudes entourant les ventes envisagées par ailleurs, engagement massif de la trésorerie disponible pour la réalisation de travaux et projets coûteux, avant même d’avoir récupérer le produit des ventes escomptées…

 

Tout ceci résulte d’une gestion financière calamiteuse de la commune par l’équipe municipale actuelle, dont l’euphorie dépensière est bien loin de la gestion « en bon père de famille » que chacun s’attache à pratiquer dans la sphère privée.

 

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Commentaires: 2
  • #1

    xxx (mardi, 30 janvier 2018)

    Une honte ce Maire ! Il condamne les autres parce qu'il se sent bien gêné. 30 personnes aux vœux et bien cela montre à quel point les gens l'aime. On récolte ce que l'on sème M. Le Maire

  • #2

    auguste nicole (samedi, 03 février 2018 13:35)

    malheureusement,c'est tout le village qui va récolter,,,,et pour des décennies!!!!pour lui aucun souci,,,l'ignobilité, comme tout politicard,,,je suis passé,,je me retire et la vie continue!!!!!!la honte,le dégout!!!!